Une mesure scélérate : la remise en cause de la demi-part supplémentaire des parents isolés ayant élevé au moins un enfant.
Ce n’est pas parce qu’elle tombe à retardement que la bombe ne doit pas exploser.
Fin 2008, la majorité parlementaire avec l’assentiment du gouvernement adoptait subrepticement une mesure scélérate qui va s’abattre sur plusieurs millions de personnes, veuves, veufs, divorcés, parents isolés ayant élevé au moins un enfant.
4,3 millions de personnes sont potentiellement concernées. Seules celles qui pourront justifier d’avoir élevé seules pendant une durée minimale de 5 ans pourront conserver la demi-part. On imagine, ce que le gouvernement sait très bien, la difficulté que cela va représenter pour des centaines de milliers de femmes et d’hommes âgés.
Pour les autres, la majorité, l’avantage de la demi-part sera supprimé à raison d’un tiers de son montant par an entre 2010 et 2012. Le ministre ose invoquer sa volonté de supprimer une niche fiscale, un avantage indu.
Allègement, « bouclier fiscal » pour les actionnaires millionnaires, surcharge d’impôts pour ces personnes isolées, ces anciens travailleurs.
La vérité, c’est qu’en moyenne les 4,3 millions de « bénéficiaires » n’ont payé que 400 euros de moins en 2009. C'est-à-dire que leur revenu moyen est de l’ordre de 1350 euros par mois. Il s’agit le plus souvent de femmes seules ayant de petites retraites. De surcroît l’avantage est plafonné à 856 euros, niveau très rapidement atteint.
C’est sur ces travailleurs, ces mères de familles, de la même façon qu’il veut faire les poches des accidentés du travail, que le gouvernement veut faire peser une partie du coût de ses dizaines de milliards de cadeaux aux capitalistes.
La somme totale des allègements pour les parents isolés atteint 1,6 milliard d’euros. A comparer avec la suppression de la taxe professionnelle qui va coûter, à elle seule, 10 milliards d’euros au budget de l’Etat et des collectivités en 2010 au profit des patrons Pour ne citer que cela.
Pour nombre de ces personnes seules, rendues imposables sur le revenu, la mesure est encore synonyme d’abaissement des aides sociales, de suppression des exonérations de taxe d’habitation…
Devant une telle injustice, nous devons nous dresser ! Les manifestations à l’appel des syndicats de retraités le 24 février, à l’appel de 5 centrales syndicales le 23 mars, porteront la revendication de l’abrogation de la mesure inique du gouvernement.
Nous la soutenons pleinement et incitons tous les parents isolés à se joindre au mouvement.
Mis à jour ( Vendredi, 12 Mars 2010 09:00 )
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