vendredi 30 avril 2010

samedi 3 avril 2010

Impôts

Une mesure scélérate : la remise en cause de la demi-part supplémentaire des parents isolés ayant élevé au moins un enfant.
Ce n’est pas parce qu’elle tombe à retardement que la bombe ne doit pas exploser.
Fin 2008, la majorité parlementaire avec l’assentiment du gouvernement adoptait subrepticement une mesure scélérate qui va s’abattre sur plusieurs millions de personnes, veuves, veufs, divorcés, parents isolés ayant élevé au moins un enfant.
4,3 millions de personnes sont potentiellement concernées. Seules celles qui pourront justifier d’avoir élevé seules pendant une durée minimale de 5 ans pourront conserver la demi-part. On imagine, ce que le gouvernement sait très bien, la difficulté que cela va représenter pour des centaines de milliers de femmes et d’hommes âgés.
Pour les autres, la majorité, l’avantage de la demi-part sera supprimé à raison d’un tiers de son montant par an entre 2010 et 2012. Le ministre ose invoquer sa volonté de supprimer une niche fiscale, un avantage indu.
Allègement, « bouclier fiscal » pour les actionnaires millionnaires, surcharge d’impôts pour ces personnes isolées, ces anciens travailleurs.
La vérité, c’est qu’en moyenne les 4,3 millions de « bénéficiaires » n’ont payé que 400 euros de moins en 2009. C'est-à-dire que leur revenu moyen est de l’ordre de 1350 euros par mois. Il s’agit le plus souvent de femmes seules ayant de petites retraites. De surcroît l’avantage est plafonné à 856 euros, niveau très rapidement atteint.
C’est sur ces travailleurs, ces mères de familles, de la même façon qu’il veut faire les poches des accidentés du travail, que le gouvernement veut faire peser une partie du coût de ses dizaines de milliards de cadeaux aux capitalistes.
La somme totale des allègements pour les parents isolés atteint 1,6 milliard d’euros. A comparer avec la suppression de la taxe professionnelle qui va coûter, à elle seule, 10 milliards d’euros au budget de l’Etat et des collectivités en 2010 au profit des patrons Pour ne citer que cela.
Pour nombre de ces personnes seules, rendues imposables sur le revenu, la mesure est encore synonyme d’abaissement des aides sociales, de suppression des exonérations de taxe d’habitation…
Devant une telle injustice, nous devons nous dresser ! Les manifestations à l’appel des syndicats de retraités le 24 février, à l’appel de 5 centrales syndicales le 23 mars, porteront la revendication de l’abrogation de la mesure inique du gouvernement.
Nous la soutenons pleinement et incitons tous les parents isolés à se joindre au mouvement.
Mis à jour ( Vendredi, 12 Mars 2010 09:00 )

Hausse des tarifs du gaz

Une nouvelle ponction d’1 milliard d’euros sur les ménages
jeudi 25 mars 2010
Déclaration de la Confédération Générale du travail, de la Fédération Mines-Energie CGT et d’INDECOSA-CGT
Le gouvernement prévoit une nouvelle ponction sur les ménages par une très forte augmentation des tarifs du gaz de 9,5% au 1er avril.
Pour la CGT, sa fédération de l’Energie et son institut de consommateurs Indécosa-CGT, cette hausse est injustifiée au moment où les salariés subissent toutes les conséquences de la crise. Elle n’est pas plus justifiée par des raisons économiques. Le résultat du groupe GDF SUEZ a atteint un niveau historique en 2008, niveau confirmé en 2009 malgré la crise (4,5 milliards d’euros).
Ce dernier résultat a été réalisé grâce à une augmentation de 500 millions d’euros de la marge faite sur les consommateurs domestiques. Le Groupe GDF SUEZ entend renouveler cette augmentation en 2010, ce qui portera à 1 milliard d’euros annuel le niveau de la ponction sur le pouvoir d’achat des ménages.
La concurrence était censée provoquer la baisse des prix. C’est l’inverse qui se produit. Au travers du nouveau contrat de service public, l’Etat se désengage de ses responsabilités en matière de tarifs publics. Il est inacceptable de laisser à l’entreprise toute latitude pour fixer les tarifs dans la plus totale opacité.
Il faut faire la transparence sur les tarifs du gaz. Toute hausse injustifiée d’un produit essentiel comme le gaz serait insupportable. Pour la fixation du tarif gaz, la CGT demande, depuis plusieurs années, qu’une commission indépendante composée d’élus, d’associations de consommateurs, des organisations syndicales et des entreprises, soit créée.
Les prix d’achat de gaz, par des contrats « long terme » pour l’approvisionnement des consommateurs français, doivent être fournis à cette commission. Les coûts de l’acheminement et de la commercialisation doivent l’être également Les marges pour GDF SUEZ et les autres commercialisateurs, doivent être négociées pour permettre l’investissement nécessaire aux missions de Service Public
C’est l’ensemble de ces éléments qui doit définir les tarifs gaz.
La CGT, la FNME-CGT et Indécosa-CGT revendiquent une remise à plat des tarifs, ce qui selon nos analyses, doit conduire à une baisse immédiate.
Montreuil, le 25 mars 2010

vendredi 2 avril 2010

Vente à distance, téléphonie et Internet sont toujours en tête des réclamations reçues par la DGCCRF

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a rendu public le 11 mars son cinquième baromètre des réclamations des consommateurs. Ses services locaux ont recueilli plus de 55 000 plaintes durant le second semestre 2009 ; c’est le chiffre le plus bas depuis la naissance du baromètre en 2007. Les secteurs concentrant le plus de critiques restent la « commercialisation des produits non alimentaires » (12 416 réclamations), qui comprend les ventes à distance (par Internet, sur catalogue, etc.), et la « communication-téléphonie » (11 469 réclamations).

La DGCCRF appelle à la « vigilance » sur le nombre de réclamations dans les domaines des « services à domicile » et de l’« immobilier-logement », qui repart à la hausse.

Enfin, le premier motif de plainte reste la publicité mensongère, suivie par « l’inexécution totale ou partielle de la prestation ».